REER(iStock)

Le Régime Enregistré d'Épargne-Retraite (REER) a été créé en mars 1957, lors du budget fédéral. Il s'agit du plus important outil de réduction d'impôt pour les salariés et de préparation à une belle retraite.

En effet, les REER sont un abri fiscal, c'est-à-dire qu'ils vous permettent de mettre une partie de vos gains à l'abri de l'impôt pendant une certaine période de temps. Vous pouvez donc réaliser une croissance de vos actifs qui ne sera pas imposable afin de bâtir un capital pour votre retraite... ou autre chose. Car il existe plusieurs types de REER qui vous proposent de les utiliser avant vos vieux jours et qui peuvent s'avérer bien utiles.

De tout pour tous

Un REER de base est un régime enregistré par le gouvernement. Vous pouvez y souscrire pour vous ou votre conjoint, par l'entremise de votre institution financière (banque, caisse populaire ou compagnie d'assurance). C'est cette dernière qui pourra vous indiquer les différents types de REER auxquels vous pouvez cotiser.

Le REER individuel est le plus commun. Il est enregistré au nom de la personne qui y cotise. Les placements et les avantages fiscaux qui y sont détenus lui reviennent aussi.

Un REER de conjoint est enregistré au nom du conjoint de la personne qui y cotise. Les fonds détenus appartiennent au conjoint, mais les déductions fiscales profitent au cotisant. L'avantage de ce REER est qu'il facilite la division des revenus et permet de partager les fonds avec le conjoint dont les revenus sont moindres pour réduire le taux d'imposition futur.

Le REER collectif est offert à des travailleurs dont les employeurs participent à cotiser dans plusieurs REER. Les cotisations sont retenues sur le salaire de l'employé avant impôt, ce qui réduit son imposition fiscale. Les cotisations sont déposées dans le compte REER du salarié selon ses indications.

Il existe aussi le REER autogéré. Il s'agit d'un régime dont vous pouvez gérer les placements. Il vous est possible de bâtir votre propre portefeuille d'investissements. Vous pouvez cotiser certains biens dans ce type de REER, comme une hypothèque, de l'argent comptant ou des obligations. Vérifiez auprès de votre institution financière pour voir si elle offre le placement autogéré.

Les autres options du REER

Vous hésitez à cotiser dans un REER? Une option à court ou moyen long terme s'offre à vous en attendant de vous décider. Vous pouvez investir dans un compte d'épargne libre d'impôt (CELI). Nouvellement instauré depuis janvier dernier, ce compte permet de gagner des revenus de placement. L'avantage du CELI est que les revenus engendrés, quels qu'ils soient, sont toujours exemptés d'impôts, même quand vous retirez votre argent. Cette méthode de placement est idéale si vous voulez réaliser des projets à court et moyen terme, comme acheter une nouvelle voiture ou faire un voyage. Vous pouvez retirer votre argent en tout temps, il n'est pas nécessaire d'avoir un revenu gagné pour cotiser dans un CELI, et il n'a pas de limite d'âge. Le CELI ne remplace pas un REER, qui est déductible d'impôt et qui est un bon moyen d'épargner à plus long terme, surtout pour la retraite, mais il peut être une bonne option pour épargner dans un futur plus ou moins rapproché.

Vous n'avez pas assez de liquidités pour cotiser à votre REER cette année? Certaines institutions bancaires, comme la caisse Desjardins ou la Banque Nationale, vous suggèrent d'emprunter plutôt que de ne pas cotiser à votre REER. Par exemple, la caisse Desjardins propose l'Accès D-REER. Il consiste à ajouter une limite de crédit à votre carte VISA, différente de la limite pour vos achats courants. Le taux d'intérêt est différent et aussi avantageux qu'un REER. Ce mode de financement est performant quand le remboursement d'impôt est appliqué à votre emprunt.

Vous êtes prêt à acheter votre première propriété? Le Régime d'accession à la propriété (RAP) permet aux premiers acheteurs d'une maison d'utiliser les fonds accumulés du REER. Vous pouvez donc retirer jusqu'à 20 000 $, ou 40 000 $ si vous êtes en couple, de votre REER pour acquérir une maison, à condition qu'aucun des acheteurs n'ait été propriétaire au cours des cinq années qui précèdent le retrait. La période de remboursement s'étend sur 15 ans, à raison de montants correspondants à un quinzième du retrait total. Il s'agit d'une option intéressante pour de futurs propriétaires.

Il existe de nombreux placements qu'il est possible de mettre dans un REER et qui varient selon les institutions financières. Renseignez-vous.

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